Affiches et autocollants en téléchargement.

8 06 2011

Affiche contre le gaz de schiste en Luberon Les fichiers PDF pour l’impression d’affiches et d’autocollants contre la prospection et l’exploitation des gaz et huiles de schiste sont désormais téléchargeables depuis le site.

Ces fichiers PDF sont « vectoriels », cela veut dire qu’ils peuvent s’imprimer selon différents facteurs d’agrandissement ou de rétrécissement sans perte de qualité.

Ces visuels sont naturellement libres de droits et à reproduire sans modération.

Les affiches et autocollants sont déclinés pour le Luberon, les Alpilles, le Vaucluse et la Provence.

Les fichiers prévus pour l’impression d’autocollants sont en fait des planches prévues pour être imprimées sur des étiquettes de la marque Avery. La référence des planches d’étiquettes Avery pour lesquelles sont prévus les fichiers est notée dans le nom même du fichier (ex. : L7161).

L’auteur des fichiers précise qu’il n’a aucun lien de près ou de loin avec ladite marque.

Ces fichiers sont téléchargeables en suivant les liens en bas de la colonne de droite du site.

Autocollant non au gaz de schiste

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Gaz de schiste et radio-activité.

7 06 2011

La gigantesque enquête sur les gaz de schiste publiée par le New York Times est une nouvelle bombe lancée sur cette technique d’extraction contre laquelle la mobilisation grandit en France. Non seulement les preuves d’effets sur la santé se multiplient, mais l’enquête révèle que l’eau rejetée par les puits est radioactive.

Le quotidien américain a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l’agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, et de différentes sources internes à l’industrie, qu’il s’est procurés.

Lire l’article complet sur Rue 89





Génolhac Gaz de schiste : le maire de Bonnevaux n’est plus seul dans son combat

6 06 2011
Midi Libre
06/06/2011, 06 h 00

Roselyne Boussac Philippe Gaillard

http://www.midilibre.fr/2011/06/06/gaz-de-schiste-le-maire-de-bonnevaux-n-est-plus-seul-dans-son-combat,330501.php#





Communiqué de presse du collectif national « Non au Gaz de schiste » après la séance du Sénat mercredi 1er juin.

6 06 2011

Le Sénat s’est séparé sans voter, faute de sénateurs en nombre suffisants sur les bancs de la droite et du centre.
3 juin 2011

Le Sénat était réuni hier après-midi pour voter sur le projet de loi voté le 11 mai par l’Assemblée nationale et amendé par la Commission sénatoriale le 25 mai avec les seules voix de la majorité UMP/Centristes.

Or le Sénat s’est séparé sans voter, faute de sénateurs en nombre suffisants sur les bancs de la droite et du centre, les seuls qui ont voté l’amendement qui doit autoriser la fracturation hydraulique « à fins scientifiques ».

Alors que depuis des mois, la résistance contre le gaz de schiste a mobilisé des dizaines de milliers de manifestants avec leurs élus, les sénateurs partisans de la recherche de gaz par fracturation hydraulique ne se sont pas déplacés pour voter leur texte. Le vote est renvoyé à une date ultérieure. Heureusement, car si la commission sénatoriale a maintient la disposition fondamentale d’interdiction des fracturations hydrauliques, toutes les autorisations accordées sont des « permis de recherches ». L’UMP et le Centre, auteurs de ce tour de passe-passe linguistique, désignent comme « recherche scientifique » le travail des « chercheurs d’or noir ».

Sans doute dans l’espoir de museler au plus tôt la résistance face aux arrêtés en cours de validité, le gouvernement a décidé de faire passer cette loi en procédure d’urgence. Il a échoué.

Il n’y a pas d’autre urgence en ce dossier que d’y mettre fin. Il n’y a pas lieu de prétendre mener des « recherches scientifiques » autres que celles menées par des chercheurs dans un cadre scientifiquement reconnu, hors les exigences des entreprises intéressées à l’exploitation qui seule serait susceptible d’apporter l’indépendance énergétique par laquelle on prétend légaliser l’exploration, c’est-à-dire vrai dire la prospection.

Nous sommes consternés par le mépris que révèle l’absence des sénateurs au moment du vote auquel est suspendu l’avenir de millions de français des territoires frappés par les Permis. Mépris des français qui apparait déjà dans l’absence de toute étude biologique et toxicologique avant le vote de la loi à l’Assemblée et en commission sénatoriale.

Le collectif national « non au gaz de schiste » met à profit le temps rouvert au Sénat hier pour convaincre les sénateurs et les députés de ne pas votre le texte en l’état, et de revenir aux demandes qui mobilisent des dizaines de collectifs locaux, des dizaines de citoyens et diverses associations des régions menacées :

  • Annulation de tous les permis en cours.
  • Interdictions de toute méthode dérivée du « fracking ».
  • Obligation de procédures de consultation et d’enquête publique avant toute décision minière.
  • Interdiction d’extraire des gaz et huiles de roche-mère.
  • Ce qui exige la reprise du Code minier et des nombreuses autres réglementations environnementales et de santé publique concernées parle gaz de schiste.




La fracturation hydraulique provoque bien des séismes.

4 06 2011

Journal de l’environnement
1er juin 2011

par Geneviève De Lacour

Les opérations de forages de gaz de schiste ont été suspendues en Grande-Bretagne suite à un nouveau tremblement de terre. Ce second séisme a touché la région de Blackpool vendredi dernier, 27 mai, alors que la société Cuadrilla Resources, qui mène les opérations de forage dans cette région du Lancashire, était en train d’injecter des fluides sous haute pression dans le sous-sol afin de faire exploser la roche-mère qui contient le gaz naturel.

Selon le bureau géologique britannique (BGS, selon l’acronyme en anglais), le séisme de la semaine dernière, d’une magnitude de 1,5 sur l’échelle de Richter, a touché la même région de Blackpool que celui du mois d’avril dont la magnitude avait atteint 2,3.
«Il est très probable que ces séismes soient relatifs à la fracturation hydraulique», déclare Brian Baptie du BGS. «Nous avions quelques instruments positionnés près du forage et ils montrent clairement que l’épicentre des deux séismes est situé près du site et à une faible profondeur.»

Et il rajoute: «Il est bien connu que de telles opérations de forage (par fracturation hydraulique) peuvent entrainer de petits séismes.»
Au sujet des tremblements de terre de Blackpool, le BGS déclare: «Toute technique qui injecte de l’eau sous pression dans la roche en profondeur peut provoquer une fracturation de la roche et peut potentiellement déclencher un séisme. Typiquement, ces tremblements de terre induits sont trop faibles pour être ressentis, pourtant il existe de nombreux exemples de séismes induits de la même façon mais de plus forte magnitude».

Source: journal de l’environnement





Le point en vidéo sur la situation en France

4 06 2011

NKM
http://www.dailymotion.com/embed/video/xhds5z
Gaz de schistes -Les mensonges de NKM et du… par NOGAZARAN





Quels sont les risques pour l’environnement de l’exploitation des gaz de schiste ?

4 06 2011

L’exploitation des gaz de schiste a deux conséquences potentiellement majeures pour l’environnement.

•    La première est mondiale, la consommation de gaz participant à l’effet de serre et donc aux changements climatiques. L’effet varie suivant l’énergie à laquelle elle se substitue.

•    La seconde conséquence est locale avec notamment des risques de pollution des nappes souterraines par manque d’étanchéité des forages (le risque étant aggravé pour le gaz qui est par nature éruptif par rapport aux huiles plus denses) et de pollution des sols (en cas de fuite des canalisations). La consommation d’eau est élevée (15 000 à 20 000 m3 par puits). L’implantation des machines à forer et des installations connexes peut émettre du bruit et avoir un impact important sur les paysages.

Source :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Quels-sont-les-risques-pour-l,21062.html

Plus précisément, quels sont les risques en Luberon ?

Le saccage du paysage.

Vallée du Calavon et Luberon

Imaginez la vallée du Calavon, de Saint-Martin-de-Castillon à Cavaillon, hérissée de derricks !

Cette vision de cauchemar est pourtant d’actualité.

L’extraction des huiles et gaz de schiste s’effectue en effet par forage de puits horizontaux d’environ 1000 m de long.

Les stations d’extraction avec derrick, pipe-line et fausse de décantation (superficie moyenne : 1 hectare) s’érigeront donc à raison d’une tous les deux kilomètres. Toute la Provence ressemblera-t-elle bientôt à Fosse-sur-Mer ?

La pollution des eaux.

Des quantités astronomiques d’eau sont nécessaires. On parle de 10 000 m3 pour pratiquer une seule fracturation, étant entendu que chacun des puits horizontaux qui partent en étoile depuis le puits vertical peut être fracturé jusqu’à 20 fois.

L’eau est mélangée avec une multitude de produits chimiques dont certains très dangereux pour les organismes vivants (voir le Bilan toxicologique et chimique  de André Picot, toxicochimiste). Seule entre 30 et 50 % de cette eau polluée est remontée à la surface (avec le gaz et l’huile de schiste) et sera retraitée pour être en partie réutilisé dans les futures fracturations.

Entre 50 et 70 % de l’eau polluée utilisée reste dans la roche.

  • L’eau de la Durance sera-t-elle suffisante pour alimenter cette industrie ?
  • En période de sécheresse, alors que les glaciers alpins rétrécissent chaque année, ne devrait-on pas réserver l’eau à des productions plus vitales comme l’agriculture ?
  • Comment penser que l’eau polluée par les produits chimiques et les hydrocarbures ne finira pas par polluer les nappes phréatiques ?
  • Comment peut-on nous faire croire que les gaines des puits de forages seront assez étanches en toute circonstance pour éviter une pollution généralisée ?
  • Et comment croire que l’eau polluée restera sagement dans la roche à 2000 m de profondeur sans jamais s’échapper vers la mer et polluer au passage les Sorgues et le Calavon ?
  • Même si un jour, on découvre le moyen de se passer des produits chimiques et de procéder à une fracturation « propre » avec de l’eau pure, les produits autres que les hydrocarbures enfermés, eux aussi, dans la roche depuis des millions d’années remonteront fatalement vers la surface et pollueront à leurs tours les nappes phréatiques.

Les feux de forêts

Il faut être un pétrolier suédois ou australien, (ou peut-être un rond de cuir ministériel) pour ignorer que la Provence est une zone à risque en matière d’incendies forestiers.

En revanche, il n’est pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour imaginer le risque que ferait courir pour les forêts et la population un forage gazier sur nos terres de soleil.

Mais, pour qui manque d’imagination, le spectacle réel d’un derrick d’extraction de gaz de schiste en feu en Pennsylvanie (USA) suite à un malheureux (et naturellement improbable) accident devrait être en mesure de remettre les idées en place.

Des tremblements de terre.

Une fracturation hydraulique horizontale revient à procéder artificiellement à un miniséisme. Ce dernier, à son tour, peut provoquer un séisme un peu plus fort. C’est ce qui vient de se passer en Grande-Bretagne.

  • Doit-on rappeler que le Luberon est une zone sismique à risque ?
  • Comment peut-on imaginer jouer ainsi à l’apprenti sorcier ? L’actualité japonaise, hélas, est là pour nous rappeler que l’homme est bien petit face à la nature.

Et même de la radio-activité !

Du fait de la remontée de substances enfouies à plus de 2000 mètres de profondeur (par exemple du radium), l’extraction des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique horizontale de la roche peut même provoquer une montée de la radio-activité des eaux de surface.

C’est déjà ce qui se produit dans certaines régions des États-Unis : « [aux USA] on avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations d’épuration situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006. » (Rue 89).

Nous ne sommes pas ici en mesure de dire si le sous-sol du Luberon contient ou non du Radium ou d’autres minerais radio-actifs, mais il serait peut-être prudent d’y regarder à deux fois.

Qu’en pensez-vous ?